TEXT

TEXT     WORKS     BIO

I have developed an artistic polymorphous practice. I propose sculptural installations between sculpture and photography. The use of the edition is for me a way to express the materialization of pictures.
I provoke a confusion between sculpture and picture when the support from the photos seems like sculpture. I touch the limits of the photography by a blind, organic and unsettled pictures. I’m interested by the epiphanic’s images, between appearance and disappearance.
The sculptures suggest a “animality”. I use often salvage materials. I would to evoke a specifies stories from objects. This shapes which makes to appeal to antinomy from matter. I’m looking to create tensions in strong materials in order to show their fragilities.
I evoke through this movement, the architecture, organic shapes, matter, wastes like manner of rebuilding or building.
I use the extraction, the fragments without a direct reference.
I propose a new reconstruction, new moments of the micro history. It’s a palliative process from the historic’s memory by imaginary.
The heritage of anthropologic’s museums, monuments linked to colonial histories are like a search engine for my work. I use a lexical field of war, power and domination. In support of fairies and legendaries from Occident and overseas (Haïti), I talk about local exoticism.


J’ai développé une pratique plastique polymorphe. Je propose des installations sculpturales au carrefour de la sculpture et de la photographie. L’utilisation de l’édition est aussi un moyen d’expression prolongeant mon idée de matérialisation de l’image.
Je mets en place des confusions entre sculpture et image. Les supports photographies s’apparentent à des sculptures. Je touche les limites de la photographie par des images aveugles, organiques et mouvantes.
Je porte un grand intérêt pour l’épiphanie de l’image, entre apparition et disparition de l’image. L’ « animalité latente » des représentations sculpturales est due à une utilisation d’éléments de récupération, des formes aux semblants brutaux qui sollicite des antinomies matériologiques qui font images. Je cherche des tensions dans des matériaux liés à une résistance certaine pour y faire emerger leurs faiblesses ou leurs fragilités.
J’y évoque le déplacement, l’architecture, l’organique, la matière, le déchet comme moyen de reconstruction, de construction. Par le biais de l’extraction, de l’extrait, de l’emprunt, du fragment sans référents directs je propose de nouvelles reconstitutions à faire, de moments de micro-Histoires comme un procédé de palliation de la mémoire par l’imaginaire.
L’héritage des musées anthropologiques, des monuments et des stèles lié aux Histoires coloniales sont des moteurs de recherches pour les paysages que je propose. Grâce à un champs lexical lié à la guerre, à l’appui de contes et légendes occidentales et outre-mer (Haïti) je parle d’un exotisme local.
Il s’agit de montrer des traces d’une Histoire muette. Sur ce champ de bataille déserté où tout les éléments deviennent des documents fictifs, il ne reste plus que des fantômes.
Le corps est absent mais suggéré. Le corps du spectateur est, par contre, lui, dans l’engagement, invité à se contraindre soit devant l’obstacle ou le piège. Le rapport de domination, les éléments symboliques de pouvoir y sont évoqués.