TEXT

TEXT     WORKS     BIO

My taste for the inherent, chemical or architectonic properties of the material I use is indirectly linked to the influence of Arte Povera on my practice as a sculptor. I try to choose materials already modeled by the industry -calibrated and standardized. It is not about raw, poor or rich material, and it is not about their symbolic power. It is about the material’s packaging and its purpose in ordinary environments.

These materials are, by the way, used for arrangement and architecture, and not for construction. No foundation there, but an intervention in a preexisting space. It is in these terms that I apprehend the in situ and ephemeral part of my work: if the artist constructs, it is not about building.

The systematic dismantling of my works after their exhibition lead me to take an interest in the documentary form of the artist’s certificate, as well as in the DIY practices. If the fabrication process supplants the occurrence, which documentary form would be the most relevant regarding the reproducibility or the reactivation of the artwork? How to comprehend and delimit these variations?

The most recent works I produced have drawn away from the in situ part of my practice. They focus on the pictorial potential of the materials I used in my previous installations, particularly through the realization of bas-reliefs. These sculptures mix objective fabrication processes, close to Art concret, and illusory pictorial techniques, in a « matiériste trompe-l’oeil » and « panneaux feints » tradition.

Simon Feydieu


Mon goût pour les propriétés intrinsèques, chimiques ou architectoniques des matériaux que j’emploie est indirectement lié à l’influence que l’Arte Povera a eue sur ma pratique de sculpteur. Je m’évertue à les choisir déjà façonnés industriellement, calibrés et standards. Il ne s’agit donc pas de matières premières, pauvres ou nobles, et de leur pouvoir symbolique mais bien de leur conditionnement et de leur destination à un environnement ordinaire.

Ces matériaux sont d’ailleurs destinés à l’aménagement de l’architecture plutôt qu’à sa construction. Pas de fondation mais bien une intervention dans un espace préexistant. C’est en ces termes que j’envisage la part in situ et éphémère de mon travail : si l’artiste construit, il ne s’agit en rien de bâtir.

Le démantèlement systématique de mes œuvres après leur exposition m’a amené à m’intéresser à la forme documentaire du certificat d’artiste, ainsi qu’aux pratiques DIY. Si le processus de fabrication supplante l’occurrence, quelle forme documentaire serait alors la plus pertinente vis-à-vis de la reproductibilité ou la réactivation de l’oeuvre ? Comment embrasser et circonscrire ces variations ?

Les travaux plus récents ont délaissé la part in situ de mon travail pour s’intéresser au potentiel pictural des matériaux employés dans mes installations antérieures, notamment par la réalisation de bas en reliefs. Ceux-ci mélangent tant des processus de fabrication objectifs, proches de l’art concret, que des techniques picturales illusionnistes, dans la tradition des trompes l’oeil matiéristes et des « panneaux feints ».

Simon Feydieu