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 In Nadia’s work, this procedure of getting into the visible takes its place in the question of blur : «Might the blur be the lenght of the typographic dash or the clarty of its bounderies ?” . Her work always concerns the melting of matter, object and subject. The image is the consequence of the medium, the medium takes shape thought the gesture, and the gesture is crystallised in the image. This complexity (i. e. weaved together) describes the possibility of a space where to get in, and simultaneously the take over of this virtual space into the actual exhibition space. So the space gets loaded, like a battery. The different polarities, which can be reduced to an elementary positioning in space as well as a simple gesture of water on a paper format, put the space in tension to draw an «immaterial zone of pictural sensibility” — oniric. Indeed Nadia implements the transit to an other space, the oniric one. What interest us here is the blur —as explained earlier, delineated by and simultaneously that delineates the limits between real space and oniric space.


Focalisé sur la matière façonnée par son environnement, ce projet initie une temporalité au ralenti et une contemplation qui invite au passage vers un espace autre.

Les matières mises en œuvre sont réduites à l’essentiel et se caractérisent par un aspect des plus minimal. Cependant, quelques feuilles de calques pliées et posées au sol, des fibres, ou encore un carton plume noir et satiné se révèlent des supports d’expériences perceptives: identité, habilité et solidité deviennent ainsi ambiguës. Par mon interaction avec le support, je vise à la retenue et à une mise en retrait se caractérisant par un geste infime. Un regard attentif est posé sur la matière, dont le degré de transformation flirte avec le presque-rien : un positionnement dans l’espace, l’appréhension de distances et de mouvements, ou encore le coup qui effleure le support sans lui ajouter ou lui soustraire de molécule. Cette recherche d’’économie du geste questionne donc le mode d’existence et la limite de cet objet-matière qui devient œuvre.

Plusieurs points de vue sont indispensables pour appréhender la même pièce, qui peut seulement être animée par le déplacement du spectateur. L’environnement acquiert autant d’importance que l’objet plastique. La proposition réside dans l’expérience physique de l’objet et l’exploration de la limite extérieure de la perception. Le spectateur absorbe autant qu’il est absorbé.