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Clemens Hollerer neither conquers the space nor embraces it with an intimate gesture. His ‘sculpture-in-action’ oscillates between minute and fragile, hardly visible and ephemeral interventions into the urban fabric and monumental, large scale constructions of a radical and invasive, quasi-architectural nature, always providing an impressive evidence of the artist’s critical and alerted perception of space and its formal and sensual qualities. Here, like in Perec, ‚space is what arrests our gaze, what our sight stumbles over: the obstacle, bricks, an angle, a vanishing point. Space is when it makes an angle, when it stops, when we have to turn for it to start off again’. Hollerer’s performative approach results in establishing dynamic sculptural situations that emphasize space’s vibration and instability and set up a viewer’s new, refreshing relationship of both disagreement and negotiation. Sharp edges and curves, sudden turns and uncontrolled twists, broken lines and irregular sequences constitute the substance of the artist’s seemingly solid structures and their porous surfaces.

Adam Budak, 2011


Dans mon travail, j’utilise des motifs familiers, issus de situations urbaines. Le caractère éphémère de mes installations se réfère aux différentes étapes de la vie. Leurs résultats procurent une vision monumentale de ma perception critique et attentive de l’espace. Cela met aussi en évidence les qualités formelles et sensuelles de ce dernier. J’aime comparer les chantiers de construction à la vie humaine. Le temps, en tant qu’indicateur perceptible de croissance et de délabrement, est l’élément clé dans les états transitionnels de ces sites. J’étudie les visages dissemblables de ces zones urbaines, en focalisant mon attention sur des lieux isolés qui sont dans un constant état de changement. L’aboutissement de ces réflexions se cristallise par des installations in situ composées d’éléments brisés, indices de fragments ou de situations à suivre. Mes pièces entretiennent une intense relation avec le contexte du lieu d’exposition. Elles sont la plupart du temps des interventions temporaires qui n’altèrent pas de manière permanente la «situation» locale. Elles ne laissent aucune trace tangible de leur existence quand elles disparaissent. Elles survivent uniquement par des images subjectives dans la mémoire du visiteur aussi bien que par des photographies, des vidéos, des maquettes et des dessins.

Karen Tanguy, 2012

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